michel aumont solo

Le temps du rêve


Une recherche jubilatoire à toujours faire un pas de côté, à provoquer le télescopage des musiques, un appétit pour l’étrange, le bizarre, le singulier, une résistance à « l’obligatoire ». Ancrées dans l’imaginaire, les musiques populaires et les musiques savantes se télescopent avec technicité, spontanéité et invention dans un même espace temps : « Le temps du rêve »
Michel Aumont introduit dans ses compositions des systèmes contemporains qu’il qualifie selon ces mots de « poétic' magic’ mathèmatic’ ». Il affectionne les rythmiques impaires, joue avec quelques concepts scientifiques pour révéler des images musicales subliminales, jubile à citer et emprunter aux musiques ethniques pour construire un discours spirituel personnel.
Le compositeur-fantaisiste explore toutes les possibilités acoustiques de la clarinette basse, conjugue le son et la technique avec un looper sophistiqué (le logiciel Logelloop). Son « savoir faire » de la boucle musicale lui permet de jouer seul et de s’accompagner avec un matériau qui se compose en temps réel … tel un jongleur performeur.
Avec la volonté de rester toujours accessible, iI aime à brouiller les évidences comme la meilleure manière de se jouer du temps qui passe.
Après le grand orchestre armorigènE, soufffleS 3 et la confrérie des chars graveS, Michel Aumont se lance dans cette nouvelle fantaisie en SolO « le temps du rêve », qui marque l’aboutissement d’un parcours dans cette arborescence armorigènE.
Seul en scène, il raconte son instrument et souffle sa musique pour en faire ressortir toutes les voix intérieures. une histoire d’un compositeur, d’ici, d’ailleurs et de plus tard.
Michel Aumont : clarinette basse, looper, machines, voix.

Exploration des frontières


Énergiques, tribales, joueuses…, les « clarinettes armorigènes » de Michel Aumont nous invitent irrésistiblement au voyage. Avec cette efficace performance, il s’affirme comme l’un des chantres d’une musique bretonne contemporaine chargée d’authenticité, d’échange et d’audace… Cette alchimie se met en place sur scène, en temps réel, au service d’une musique instrumentale acoustique (techniques contemporaines, ou réinventées, utilisation d’instruments détournés…) qui prend le pari de rendre polyphonique un solo de clarinette.
Démarches singulières, exploration de frontières, recherche de nouveaux langages et de formes les plus diverses…
Le « clarinettiste armorigène » Michel Aumont propose une musique écrite spécifiquement pour l’utilisation de boucles enregistrées en direct et pilotées sur scène. Clarinette solo mais polyphonique, musique inventée utilisant le rond de Loudéac et les musiques électroniques, l’improvisation et les musiques classiques… Il fait de sa clarinette un orchestre improbable.
Michel Aumont joue sur Logelloop de Philippe OLLIVIER.

Souffles armorigènEs


Au fil des ans, le clarinettiste breton s’est construit un parcours musical remarquable. Avec une performance “totale clarinette”, il s’affirme comme l’un des chantres d’une musique bretonne contemporaine chargée d’authenticité, d’échanges et d’audace. Les albums “Clarinettes armorigènes” et “Le temps du souffle” bousculent les règles établies, et nous invitent à un voyage mêlant musique classique, contemporaine et traditionnelle.
Seul en scène, Michel Aumont explore les frontières de l’instrument et entraîne le public dans l’univers de ses armorigènes. Avec humour, il fait de sa clarinette un orchestre improbable et réinvente une tradition qui nous propulse en jungle “clarmoric”, un exotisme rêvé, à la fois poétique et ludique.
La clarinette basse, instrument de sa modernité, prend dans ce spectacle performant les formes les plus étonnantes . Mélodique, rythmique ou harmonique, elle sonne une musique vivante avec toujours le même souci de la lisibilité du discours.
« …Passeur aux semelles de vent sur les chemins de la modernité Michel Aumont renoue avec la tradition pour qu’elle accomplisse dans le présent des formes contemporaines, avec humour parfois, avec fidélité et générosité toujours, dans la vérité profonde d’une musique à la fois savante et populaire…”
René Lafite