CD le grand orchestre armorigènE opus I

JAZZERIE (de bon cœur) n° 57

« Le clarinettiste et compositeur Michel Aumont, déjà bien connu des amateurs armoricains de jazz métis, signe son premier album pour « Innacor » avec son extraordinaire, et c’est peu de le dire, « Grand Orchestre armorigènE », où l’on retrouve Laurent Genty (piano), Marc Anthony et Valentin Clastrier (vielles à roue électro-acoustiques), Grégoire Hennebelle (violon), Dominique Le Bozec (batterie, derbouka, clarinette), Matthieu Letournel (contre-tuba) et bien sûr Michel Aumont à la clarinette basse et à la clarinette préparée (comme on l’a dit du piano dans certaines œuvres contemporaines). Nous avouons sans honte que face à un tel opus autant prodigieux qu’inclassable, les mots nous submergent et nous débordent alors que la place nous manque. Une seule recommandation suffira : écoutez mille et une fois cet album qui fera date. Vous nous remercierez plus tard. Dantesquement et zappaïesquement inouï. »
Philippe Herpin

BLOOGFOLK.com

« Rappelez-vous du Breton Michel Aumont (clarinette basse, clarinette préparée) dans les années 90 , avec le fabuleux Quintet Clarinettes, dans lequel nous retrouvions Dominique Le Bozec, Erik Marchand et sur les deux CD en invité Louis Sclavis.
Aumont, chef du Grand Orchestre ArmorigènE est le créateur entre autre, de ce septuor virtuose et somptueux, né en 2010. Il est entouré d’un ensemble qui se compose de deux viellistes à roue, (Valentin Clastrier et Marc Anthony), Laurent Genty ( piano), Grégoire Hennebelle (violon), Matthieu Letournel ( tuba basse) et Dominique Le Bozec ( batterie)…
Il faut dire que c’est un disque superlatif, hors de la norme, plein de notes sans clôtures, un mélange varié et imaginatif de jazz, classique, rock, musique du monde et danses bretonnes. Mais il est aussi rigoureux dans son dialogue étroit établi entre les sept musiciens, rempli d’apartés ironiques, comme en témoigne la composition qui ouvre l’album, intitulé “Binaire vulgaire ». Dominée par un tourbillon transversal, la musique alterne solos et moments d’ensemble dans des références stylistiques différentes. Le tout est soutenu par une écriture qui révèle un sens rythmique puissant mais aussi mélodique, vivace et créatif. Mais elle réussi aussi à éviter le piège du jeu intellectuel souvent synonyme de médiocrité dans les émotions. Ce CD traverse les territoires de la tradition bretonne (“La gavotte du grand orchestre)”, suit des itinéraires de musique de chambre (“Pleureuses armorigènEs”), on y trouve des phrases rythmiques indienne (“Tutti”), un orientation vers les Balkans («Cinq à sept»), des étapes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient («Les stridulations de la vielle»), l’empreinte de Messiaen (“La réponse des sept trompettes”), les échos de l’Afrique centrale en chants chamaniques («Septaffrik»), des improvisations armorigènE en jungle “N’ Goadi ” et une « fanfare » finale et décisive… »

TRAD MAG

« …Résolument actuel, il navigue entre le jazz et contemporain, porté par un puissant groove alternant binaire très rock aux rythmiques syncopées ou à des lenteurs majestueuses, le tout mâtiné d’échos traditionnels rebondissant de l’Inde à la Bretagne, via le Maghreb ou les Balkans. Ce nouvel album est un petit bijou nourri de la diversité des musiciens qui le forment…Un immense album, incontournable. »
Francois Saddi

ARMEN

… On connait l’univers de Michel Aumont, onirique à souhait, tourné vers un folklore imaginaire, un rien surréaliste, où la gavotte croise Messiaen, où les rythmiques tribales rencontrent des mélodies charnelles. Le clarinettiste persiste et signe dans sa démarche, avec toujours autant de maestria: une technique fabuleuse au service d’un propos élégant. Michel Aumont est capable d’ourdir des variations hallucinantes de virtuosité tout comme de tisser un contrepoint tranquille, à la manière de Bach… Avec ce grand orchestre armorigènE, Michel Aumont trouve l’écrin qui convient à ses ambitions de compositeur. Un musicien arrivé à sa pleine maturité dans ce disque époustouflant!
Michel Toutous

MONDOMIX

… Michel Aumont va vous rendre fou…c’est ethnique et technique, jazz et classique, ça démarre sur des chapeaux ronds, ça rebondit sans cesse, ça louche des oreilles ( entre Messiaen et les polyphonies pygmées), ça couine un peu, ça cavale tout nu dans les sous–bois…Bref, c’est à la fois totalement maîtrisé, grandement improvisé et joyeusement inclassable…

JAZZ MAGAZINE

… On se laisse prendre au jeu d’une succession d’atmosphères qui jouent non sans humour sur la friction de l’original et du déjà entendu: chasse au tig’ laisse place à un jeu de call and response entre contretub soliste et un arrangement d’ensemble à l’écriture nerveuse et dynamique; Les stridulations de la vielle superposent les vibrations du chien de la vielle à un climat orientalisant où percent, au son de la derbouka, les emprunts à un Caravan gagné par l’impair. Après le contrepoint strict à deux vielles et un tuba des Pleureuses armorigènes, on se régale du clin d’œil à Messiaen (La réponse des sept trompettes)ou de la gravotte du grand orchestre. Cinq à sept met en scène la confrontation de solistes également inspirés ( Aumont , Hennebelle, Genty). Quelque chose, dans la démarche de métissage à la fois géographique et historique, peut rapprocher Aumont de son homologue clarinettiste et aîné Trovesi. C’est dire qu’on est ici souvent loin du point de départ armoricain, mais l’air ne manque en aucun point au voyage.
Vincent Cotro

MUSIQE BRETONNE

…“musique traditionnelle fiction”, nous dit il. on serait tenté de dire que ce pari va bien au delà. Somptueux, toujours surprenant, l’album fixe un état de cette création vouée, on l’imagine volontiers, à évoluer encore.
Caroline Le Marquer

LE TREGOR

Il a fière allure le grand orchestre armorigène… Michel Aumont a trouvé là, l’équilibre ténu entre le jazz, l’improvisation, la tradition et le bonheur d’être sur scène… Cet ensemble hétéroclite offre un bouquet musical enchanteur et passionné. Brillant.

OUEST-FRANCE DIMANCHE
« Grand mix armorigène ». Orchestral. Un premier morceau funky, du jazz, des couleurs orientales, une écriture contemporaine, l’énergie du rock…cette musique plutôt savante dont les sonorités inattendues et les thèmes originaux savent se montrer accrocheurs.

LE CRI DE L'ORMEAU

… Michel Aumont en ethnologue de l ’imaginaire nous restitue leur musique faite de multiples surprises. Point de couplet ni refrain mais des thèmes triturés, transformés, vivants grâce à l’improvisation, liés les uns aux autres par des passerelles improbables, surprenantes,….Michel Aumont nous signe ici, une fois de plus, une musique belle, spectaculaire, accessible et dont on espère qu’elle franchira autant les frontières géographiques que son imaginaire ne franchit celles de la création.

LE PROGRES

… Ce disque est simplement jubilatoire. Dépositaire d’une musique libérée et décomplexée qui marie les influences du jazz, du rock et du traditionnel, la formation livre ici treize compositions époustouflantes qui sortent des sentiers battus et nous entraînent, avec fougue, sur le territoire de la transe et de l’improvisation. A l’image du premier morceau, Binaire Vulgaire, dont les envolées sont empreintes d’un groove constant, laisseront bouche- bée plus d’un auditeur. Un album inclassable et réjouissant.

LE TELEGRAMME

Parés à embarquer pour une trépidante aventure sonore, pleine d’imprévus et d’inouï ? Alors bienvenue à bord du grand orchestre armorigène du commandant Michel Aumont. Le clarinettiste-compositeur briochin a réuni un singulier équipage …Issus du jazz, des musiques traditionnelles, classiques ou contemporaine, tous s’accordent comme larrons en foire lorsqu’il s’agit de flatter notre imaginaire. D’impros en unissons, avec humour,…Bretagne, Balkans, Afrique y prêtent leurs vocabulaires…