CD Armorigène Trio

OUEST-FRANCE DIMANCHE

Ses clarinettes ont croisé des pointures comme Louis Sclavis ou Sylvain Kassap. Son répertoire vagabonde de la Bretagne aux balKans, s’aventure dans les musiques improvisées. Difficile de coller une étiquette à ce virtuose doué d’une imagination fertile…
Gwen Dayot

LE CRI DE L'ORMEAU

…Sclavis et Aumont se connaissent, rapprochés probablement par cette inventivité délirante. Dans le background de Michel Aumont, il y a le jazz, la musique traditionnelle bretonne, la musique contemporaine, mais aussi le théâtre, la danse, l’humour… »

ARMOR MAGAZINE

…remonter le temps et creuser les racines musicales celtiques, inventer des mélodies, des accords, des rythmes qui appartiennent à la modernité, voir anticipent l’avenir…

LE TRÉGOR

Il est toujours en recherche Michel Aumont. Un cérébral doublé d’un créatif. Issu et pétri de musique traditionnelle, le clarinettiste a su s’ouvrir d’autres horizons… »
Christophe Ganne

MUSIQUE BRETONNE

Armorigène trio, le souffle créateur de la la clarinette. Voici plus de vingt ans que Michel Aumont se singularise dans le paysage breton, transformant la clarinette en instrument d’expérimentations sonores toujours plus poussées. Alors que L’Armorigène trio, qu’il a créé voici un ans, sort son premier album, en réalité le dernier volet de la trilogie armorigène… »

BRETAGNE MAGAZINE

Armorigène trio, Un exotisme fantasmé. Aprés deux disques en solo, qui comptent parmi les expériences sonores les plus exitantes de ces dernières années en Bretagne, le clarinettiste Michel Aumont élargit son horizon…Ces échos d’un exotisme rêvé, ces fantaisies chromatiques composées en clé de songes nous font toucher du doigt et de l’oreille le bonheur, quasiment enfantin, d’un trio s’égayant en toute liberté dans la simple jubilation musicale. »
Jean-Luc Germain

LE TÉLÉGRAMME

…Cet album unique est un trésor de recherches abouties, par le métissage des sons et des harmonies “couleur impro” d’un trio époustouflant….un coup de génie avec leur musique traditionnelle fiction. Planante autant qu’énergique, l’envolée, servie par un son d’orfèvre, est simplement divine! »

CITIZEN JAZZ

Bon sang qu’elle est belle cette pochette, et élégante. Faite à partir d’un tableau de Jean Claude Charbonnel, comme pour les précédents albums de Michel Aumont : des personnages aux profils de demi-lunes, les armorigènes, entre “moai” pascuans, statues-menhirs et masques africains, un fond marbré cette fois de vert et une lune où brillent des pièces mécaniques… A l’intérieur, un livret vous livre – c’est bien le moins – les partitions de « Septem » et des « Trois danses ». On ne vous en dit pas plus, vous allez voir. Des pochettes comme ça, c’est la meilleure arme contre le téléchargement sauvage.
Belle, élégante et pas facile – format 12,5 x 16 ! – à faire entrer dans les cases de votre range-CD. Autant dire qu’elle est comme le disque lui-même… parce qu’il n’est pas facile à ranger dans un tiroir, monsieur Aumont. Il y a toujours quelque chose qui dépasse.
Quatorze morceaux dont trois « ponctuations armorigènes » : « Virgule », « Point-Virgule » et « Point ». Chaque composition présentée en quelques mots finauds, caustiques. « Gravotigène » précise : « En tant que musicien armorigène, nous sommes soumis à un quota obligatoire de gavottes sous peine d’être reconduits aux frontières ». Nous voilà prévenus.
Mais la musique, alors ? Comme la pochette, on vous dit : belle, élégante et pas facile à classer. Les clarinettistes – même bretons – sont tous nés quelque part dans les Balkans, c’est indiscutable. La gavotte bretonne – qui est une danse, on vous le précise, pas une friandise industrielle – copule donc ici avec le “horo” bulgare – qui n’est pas un laitage industriel mais une danse aussi. Ils nous font des enfants armés d’humour jusqu’aux gencives, qui vous baladent en quelques phrases du fin fond de l’Afrique pygmée aux rues de Manhattan (« N’gi »), klezmerisent en sept temps (« Septem »), maghrébisent en cinq (« Le Be »), turco-flamenquisent une danse bretonne (« Gravotigène »), s’attendrissent sur une vieille vielle (« La roue du temps »), bref… vous emmènent dans un tour du monde illogique. Impulsif. Fantasque. Chatoyant et poétique.
Le theremin, instrument aussi exotique qu’intemporel, vous envolute (ce n’est pas une coquille) et vous coupe de toutes vos bases : vous voilà en condition pour le grand voyage. Le piano de Laurent Genty évoque souvent un Uri Caine élevé au lait battu, les clarinettes (sopranino, soprano, basse et contre-alto – s’il vous plaît !) rient et pleurent à vous fendre l’âme en deux dans toute sa longueur. Et ça danse, tout le temps – élevage de derbouka en batterie, kasskass et caisse claire, roulements de toms et cymbales « ride » aux mains de Dominique Le Bozec.
Plus éco-responsable qu’un tour du monde en avion, plus jouissif aussi et plus rapide à vous faire décoller. Et en plus, c’est en vente partout, que demande le peuple ? »


Diane Gastellu

OUEST-FRANCE RENNES

…Le clarinettiste cultive l’art de la rencontre musicale et nous entraîne une nouvelle fois dans un tourbillon de couleurs surprenantes… Un voyage en terre bretonne et dans l’imaginaire de cet artiste hors du commun…

LE TÉLÉGRAMME

…Une dernière balade enchantée vers des contrées musicales-si loin, si proches-issu de son imaginaire fécond…

OUEST-FRANCE SAINT-BRIEUC

Le Nouveau rêve sonore de Michel Aumont.” La musique de Michel Aumont clarinettiste est une invitation au voyage, une épéopée mélodique, un rêve sonore. Il le prouve à nouveau dans son nouvel opus, Armorigène trio, enregistré peu de temps après sa prestation au théâtre de la Passerelle, en janvier 2008 et qui sort ce jeudi… » (Véronique Constance)


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ARMEN

MICHEL AUMONT EN TRIO.
Aprés deux opus en solo intégral, le clarinettiste Michel Aumont a monté son propre trio, en compagnie de Dominique Le Bozec, batteur rompu aux expériences les plus diversifiées et Laurent Genty, pianiste au pratiques volontiers exploratoires. Pour autant, il ne s’agit pas d’une rupture avec le monde précédemment imaginé par Michel Aumont. Les thèmes affichent les mêmes lignes directrices,avec en récurrence des mélodies où l’on reconnait immédiatement la patte du compositeur comme dans les gavottes dont il raffole, en bon armorigène qui se respecte. Il habille tous ses thèmes d’armures changeantes, ce qui lui permet au passage de démontrer une virtuosité hors du commun sans toutefois en faire un fond de commerce, car la musicalité permanente élude rapidement l’apparente complexité du discours. Ses camarades d’enregistrement lui apportent en la circonstance un soutien sans faille. La frappe de Dominique Le Bozec précise et attentive aux timbres, ainsi que l’adaptation remarquable du piano aux jeux de la clarinette basse, font que la formule du trio vient enrichir largement le matériau initial. Outre la clarinette, Michel Aumont pratique ici un instrument rarissime : le thérémin, premier instrument électronique inventé en 1919. Là encore, la contribution timbrale n’est pas anodine; ces amples vibratos amendent ce trio de manière onctueuese. Enfin comment ne pas mentionner la collaboratiçon picturale de Jean-Claude Charbonnel, autre récurrence de l’univers du musicien briochin: une parfaite adéquation entre les notes et le pinceau. Michel Aumont se risque à emprunter des chemins non balisés, il préfère vagabonder sur des chemins bordés d’imaginaire, qui s’en plaindrait ? »
Michel Toutous